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mardi 24 novembre 2015

La mort parle tout bas, Jeanne de Langallec à la cour de François Ier

Éditeur : Scrineo. 256 pages - 12.90€

Printemps 1524. À la cour de François 1er, un terrible poison fait des ravages. Les victimes qui tombent les unes après les autres portent toutes la marque du tueur : une étrange tâche noire sur le cou. La jeune Jeanne de Langallec, de retour du Brésil lointain et inconnu, est la seule à comprendre quel est ce poison qui tue sans bruit et sans douleur. À part elle, qui d’autre connaît ce redoutable secret si ce n’est Hervé de Coëtmelen, son unique amour qu’elle croit avoir perdu ? À vouloir éclaircir le mystère, Jeanne s’approche trop près de l’impitoyable tueur. Entre elle et lui, entre l’envie de vivre et le désir de mort, un terrible duel s’engage. Plus Jeanne touche au but, plus le danger s’alourdit. Car si l’on entend que la mort parle tout bas, c’est qu’il est déjà trop tard.

La mort parle tout bas est une nouvelle aventure de Jeanne de Langallec découverte dans Les yeux du Jaguar, mais ça je ne le savais pas avant de commencer ma lecture. En effet la présence d'un volet précédent n'était pas indiqué sur la fiche Babelio du roman, où je l'avais découvert lors d'une masse critique, et même une fois le livre dans les mains rien n'indique qu'il y a une aventure qui précède celle-ci. Pour autant, si l'on se rend bien vite compte de l'existence de cet autre volet via des rappels aux événement qui s'y sont déroulés, je ne pense pas que ne pas l'avoir lu soit un frein énorme à la lecture de La mort parle tout bas. D'accord y'a certains liens entre les personnages qui nous échappent peut-être, notamment la romance, mais l'intrigue étant principalement concentrée sur ce tome cela gêne pas foncièrement la lecture.

Ainsi je ne peux pas seulement attribuer mon manque d'engouement pour ce roman au fait que je n'ai pas lu le premier. Car en effet j'ai vraiment eu du mal à me passionner pour cette intrigue à la cour de François Ier qui pourtant sur le papier me bottait bien. Mon plus gros problème étant que j'ai le sentiment de rester complètement en surface de la première à la dernière page et j'ai en vain attendu le moment où on se plongerait vraiment dans l'intrigue. Tout m'a semblé terriblement léger et cousu de fil blanc ce qui m'a empêché de réellement pouvoir apprécier cette aventure. 

Reste que malgré tout le roman est plutôt fluide et se lit vite. Souvent lorsqu'on a l'impression de rester en surface le récit devient vite laborieux, or bien heureusement ça n'a pas été le cas dans La mort parle tout bas. Tout avance très vite et on se retrouve donc assez rapidement à la fin du roman sans trop avoir le temps de traîner des pieds. Autre chose qui a également contribué à ce bon déroulement c'est l’héroïne, Jeanne, qui est plutôt agréable à suivre. Même si j'en suis ressortie avec l'impression de globalement peu la connaître, d'ailleurs je n'arrivais pas à me représenter son âge au fil des pages ce qui était plutôt perturbant, ce que j'en ai vu m'a bien plu. C'est une femme déterminée qui sait être brave sans pour autant bafouer toutes les convenances inhérentes à son époque. 

Globalement je suis ressortie assez mitigée de La mort parle tout bas. Sans avoir jamais eu l'impression de rentrer dans un récit un peu trop rapide à mon goût, il est difficile d'exprimer un avis tranché. Ce roman ne me laissera vraiment pas un souvenir impérissable, ce qui est peut-être du à ma non-lecture de l'aventure précédente de Jeanne dans Les yeux du jaguar... encore que je pense que le peu d'approfondissement général y soit pour beaucoup plus. 

Note : ★★☆

Merci à Babelio et aux éditions Scrineo pour l'envoi de ce roman.

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